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Comment optimiser le transfert de données Google Ads vers BigQuery ?

Le transfert de données Google Ads vers BigQuery peut être accéléré et simplifié grâce à des techniques avancées, telles que le fractionnement des backfills, la gestion optimisée de plusieurs comptes et le filtrage des tables inutiles pour mieux contrôler coûts et délai.

3 principaux points à retenir.

  • Optimisez vos backfills en fractionnant les plages de dates pour éviter les erreurs et réduire le temps de chargement.
  • Centralisez les comptes via un MCC pour éviter la multiplication des datasets et faciliter la gestion.
  • Filtrez les tables inutiles dans le transfert pour maîtriser la taille des données et le coût.

Comment accélérer le backfill des données Google Ads

Pour accélérer le backfill des données Google Ads vers BigQuery, il est crucial de comprendre les limitations imposées par Google. En effet, la plateforme limite le volume de données pouvant être transféré en une seule fois, ce qui peut rendre l’importation de données historiques très lente et chronophage. L’objectif est donc de contourner ces limitations tout en respectant les règles du jeu de Google.

Concrètement, pour une période de backfill, diviser l’intervalle de temps en segments plus petits, idéalement de 6 à 8 mois maximum, constitue une stratégie efficace. Pourquoi ? Parce que Google impose un nombre maximal de jobs en simultané et fixe un intervalle de 35 minutes entre les jobs. En segmentant vos demandes de backfill, vous pouvez les déclencher les unes après les autres, avec seulement quelques minutes de décalage. Cela permet de réduire la durée totale du processus de plusieurs jours à environ une journée et demie.

Voici un tableau comparatif pour illustrer l’efficacité de cette méthode :

Méthode Durée totale estimée
Backfill unique (plusieurs mois) 5 jours
Backfill par intervalles de 6 mois 1 jour et demi

Attention, cette technique ne permet pas de dépasser le nombre maximal de jobs en simultané, qui tourne généralement autour de 50. Cela veut dire que même si vous espacez vos jobs, une fois que vous atteignez ce plafond, rien ne va aller plus vite. D’où l’importance cruciale de bien gérer ces intervalles pour éviter de rester bloqué dans les limbes de l’attente.

Pourquoi est-ce si important de réaliser ce suivi rapidement ? Chaque minute compte dans le marketing digital. Avoir accès aux données les plus récentes peut faire la différence entre une campagne réussie et un échec retentissant. Des décisions rapides basées sur des données fraîches vous permettent d’ajuster vos stratégies en temps réel, d’optimiser les dépenses publicitaires et d’améliorer le retour sur investissement.

Pour une documentation plus détaillée, n’hésitez pas à consulter cette ressource.

Comment gérer plusieurs comptes Google Ads efficacement

La gestion de plusieurs comptes Google Ads peut rapidement devenir un casse-tête, mais ne paniquez pas : le compte MCC (My Client Center) est là pour ça. En rassemblant vos données dans un seul transfert vers BigQuery, vous évitez une complexité inutile. Chaque compte qui nécessite un transfert distinct ? C’est multiplier les efforts sans raison.

Les avantages d’utiliser un MCC sont clairs :

  • Point d’accès unique : Un tableau de bord pour tous vos comptes. Adieu aux va-et-vient incessants !
  • Cohérence dans le naming : Une structure uniforme pour vos datasets, simplifiant la compréhension des données transférées.
  • Moins de datasets : Réduisez le bruit dans votre environnement BigQuery. Plus de clarté, moins de confusion.
  • Simplification des pipelines : Moins de configurations, moins de maintenance. Vous vous concentrez sur l’analyse, pas sur les transfert.

En parlant de gouvernance des données, vous serez ravi d’apprendre que le MCC améliore la traçabilité. Une gestion centralisée permet de suivre qui accède à quoi, réduisant les risques d’erreurs ou de fuites de données. C’est un point crucial surtout lorsque vous traitez des volumes de données importants.

Pour que tout soit clair dans votre environnement BigQuery, il est essentiel de bien nommer vos transferts et datasets. Utilisez un format qui intègre le type de source, l’outil de transfert et l’ID client. Par exemple, un nom comme GoogleAds_BQDataTransfer_1234567890 résume tout : vous savez exactement d’où ça vient. Ne laissez aucune place à l’ambiguïté.

Pour retrouver facilement un dataset, exploitez les fonctionnalités de recherche dans BigQuery. N’hésitez pas à taguer vos datasets ou à utiliser des annotations. En gros, mettez en place un système de tags efficace pour vous faciliter la vie. La clé, c’est de maintenir une structure cohérente et accessible. Plus vous simplifiez votre système, plus vous économisez du temps lors de l’analyse.

Pour creuser un peu plus sur l’exploitation des données, consultez cet article qui aborde des stratégies pratiques sur BigQuery.

Peut-on réduire le nombre de tables transférées dans BigQuery

Il est légitime de se demander s’il est possible de réduire le nombre de tables transférées de Google Ads vers BigQuery. Et la réponse est un franc « oui ». En passant à cette démarche, vous pouvez maîtriser la volumétrie de vos données et, par conséquent, vos coûts de stockage. Cela dit, il faut être vilainement prudent avant de couper dans le vif.

Exclure certaines tables du transfert peut sembler séduisant, mais la majorité d’entre elles contiennent des informations peut-être essentielles pour vos analyses. Par exemple, le tableau ClickStats est souvent volumineux, et il arrive qu’on envisage de l’exclure. Que vous choisissiez de le faire ou non doit être décidé sur la base de données claires sur vos besoins d’analyse. En cas de doute, mieux vaut conserver ces données. Il vaut mieux être sûr avant de faire le grand saut.

Alors, comment procéder pour configurer le filtrage des tables dans l’interface Google Cloud Data Transfer ? C’est simple. Lorsque vous configurez votre transfert, vous pouvez entrer les noms des tables à exclure dans le champ dédié. Utilisez un préfixe ou le signe « – » pour indiquer ce que vous ne souhaitez pas inclure. Par exemple, si vous ne voulez ni les tables `Ads_ClickStats*`, ni les tables qui commencent par `Sitelinks_*`, vous pouvez les exclure avec :

-Ads_ClickStats*,-Sitelinks_*

La différence entre un transfert complet et un transfert filtré peut être significative. En excluant ne serait-ce qu’une poignée de tables, vous pourriez réduire le volume de données transférées de 20 à 50 %. Cela peut également impacter la performance de vos requêtes dans BigQuery, réduisant le temps de traitement et optimisant vos coûts. Référez-vous aux quotas de BigQuery pour anticiper vos limites de stockage et de requêtes.

Enfin, il y a des cas de figure où cette option d’exclusion de tables peut faire sens, surtout si vous ne souhaitez pas conserver certaines données historiques qui ne vous apportent plus rien. Mais attention : chaque exclusion doit être réfléchie. La clé réside dans la compréhension de vos besoins analytiques et de l’utilisation des données. Réfléchissez bien avant de procéder à de telles exclusions.

Pourquoi automatiser le backfill via Cloud Shell et comment faire

Automatiser le backfill via Google Cloud Shell, c’est un must pour quiconque essaie de garder ses données Google Ads à jour et pertinentes. Pourquoi ? Parce que dans des environnements B2B où les cycles de vente peuvent être longs, ne pas avoir les bonnes conversions en temps réel vous laisse sur la touche. Une gestion manuelle répétitive, c’est du temps perdu et des opportunités ratées. Avec la bonne automatisation, vous pouvez vous concentrer sur l’analyse, pas sur la saisie de données.

Pour commencer, récupérez d’abord l’ID unique de configuration du transfert. Cela se fait aisément dans l’interface de Google Ads sous les paramètres de transfert de données. Une fois que vous avez cet ID, direction le terminal Cloud Shell.

Dans Cloud Shell, vous allez pouvoir lancer des backfills programmés avec une simple commande. Voici un exemple de script que vous pouvez adapter à vos besoins :

gcloud bigquery transfers run \
  --transfer-config= \
  --start-time= \
  --end-time=

Ne négligez pas les paramètres : ajustez les dates pour couvrir la période souhaitée et utilisez l’ID de configuration que vous avez récupéré. Cela permet de récupérer toutes les données manquantes pendant cette intervalle, rendant vos rapports beaucoup plus précis.

  • Rapidité : Vous économisez un temps précieux. Plutôt que de vérifier manuellement les données, vous lancez la commande et laissez la machine faire le travail.
  • Efficacité : Les données sont mises à jour en temps réel, vous permettant ainsi de faire des décisions basées sur des informations actuelles.

Pour maximiser l’efficacité, configurez des notifications par email pour suivre les erreurs lors de l’exécution des backfills. Cela vous permettra d’agir rapidement si quelque chose ne tourne pas comme prévu. Des pertes de données peuvent coûter cher, et être en mesure d’agir aussitôt vous maintien sur la voie du succès.

En résumé, l’automatisation de vos backfills avec Google Cloud Shell est en fait un avantage concurrentiel. Vous investissez dans une approche qui garantit que vos données sont toujours pertinentes et exploitables.

Comment tirer pleinement parti du transfert avancé de Google Ads vers BigQuery ?

Maîtriser le transfert avancé de Google Ads vers BigQuery revient à optimiser chaque étape : découper intelligemment les backfills pour gagner du temps, centraliser la gestion via le MCC, filtrer les tables pour maîtriser coûts et volumes, et automatiser les mises à jour pour garder des données fraîches. Ces bonnes pratiques, bien appliquées, transforment un flux de données brutes en un levier puissant pour piloter finement son ROI marketing, sans perdre de temps avec les contraintes techniques habituelles.

FAQ

Quelle est la limite de temps pour backfiller les données Google Ads dans BigQuery ?

Il n’y a pas de limite stricte dans la durée totale pouvant être backfillée, mais Google limite le nombre de jobs en file. Il faut donc découper les périodes trop longues (plus de 6-8 mois) en segments plus petits pour éviter des erreurs et accélérer le chargement.

Comment gérer plusieurs comptes Google Ads dans BigQuery ?

En utilisant un compte MCC Google Ads, on crée un transfert centralisé unique, évitant de multiplier les datasets. Si ce n’est pas possible, chaque compte nécessite un transfert distinct, ce qui augmente la complexité et la maintenance.

Peut-on exclure certaines tables du transfert Google Ads ?

Oui, vous pouvez limiter les tables transférées en spécifiant celles à inclure ou exclure par leur nom. Cependant, il est recommandé d’éviter d’exclure des tables importantes sauf cas spécifiques pour éviter la perte d’informations utiles.

Pourquoi automatiser les backfills avec Cloud Shell ?

L’automatisation permet de mettre à jour régulièrement les données, notamment pour suivre les conversions tardives dans les business à long sales cycle. Cela évite la charge manuelle répétitive et garantit un rapport marketing précis et à jour.

Quels sont les coûts associés au transfert Google Ads vers BigQuery ?

Le coût dépend majoritairement du volume stocké et des lectures dans BigQuery. Le filtrage des tables inutiles et la gestion optimisée des données permettent de le maîtriser. Il est aussi possible de vérifier la taille des datasets via des requêtes SQL pour contrôler les dépenses.

 

A propos de l’auteur

Franck Scandolera cumule plus de dix ans d’expérience dans la gestion et l’ingénierie des données digitales, notamment avec des outils comme Google Ads, BigQuery et GA4. Fondateur de l’agence webAnalyste et formateur en Analytics, Data Engineering et automatisation, il accompagne des professionnels et agences digitales pour structurer des dispositifs data robustes, exploitables et centrés sur l’optimisation marketing. Son expertise technique couvre le tracking client et serveur, les pipelines cloud, ainsi que l’automatisation no-code et l’IA générative.

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