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Quels projets créer avec OpenAI Codex ?

Je créerais d’abord une petite app, puis je pousserais vers le mobile, le prototype business, le jeu ou le full stack. OpenAI Codex devient vraiment utile quand on lui donne un objectif clair, qu’on teste vite, et qu’on relit chaque ligne importante.

Pourquoi commencer petit avec Codex ?

Je commence petit parce que c’est le meilleur moyen de comprendre le vrai workflow avec OpenAI Codex sans se perdre dans l’architecture. Si je pars tout de suite sur une grosse application avec authentification, base de données, paiements, rôles utilisateurs et déploiement, je mélange tout. Je ne sais plus si le problème vient de mon idée, du prompt, du code généré, du framework ou juste d’un détail de configuration.

Un bon premier projet, c’est une application simple. Par exemple un mini outil de suivi de tâches, un générateur de devis, un tableau de bord avec quelques données, ou une petite API. Je décris ce que je veux, je laisse Codex générer une première base de code, je teste immédiatement, puis je lui demande des corrections précises.

Le bon rythme, c’est objectif, génération, relecture, test, itération. Je donne un objectif clair. Codex génère. Je relis le code, même rapidement. Je lance l’application. Je note ce qui casse ou ce qui ne colle pas. Puis je redemande une correction ciblée.

La vitesse est agréable, oui. Mais le vrai gain n’est pas juste de “coder plus vite”. Le vrai gain vient du dialogue avec l’outil. Codex devient utile quand je lui donne un retour concret, pas quand je lui demande de deviner toute une application parfaite du premier coup.

Chez mes clients, je vois toujours la même chose. Les meilleurs résultats arrivent rarement avec un gros prompt magique de trois pages. Ils arrivent avec des demandes courtes, vérifiables, presque banales. “Ajoute un filtre par statut”. “Corrige cette erreur”. “Sépare cette fonction en deux”. “Écris un test pour ce cas”. C’est moins spectaculaire, mais beaucoup plus fiable.

Ce que je garde en tête au début :

  • Je choisis un projet que je peux tester en moins de cinq minutes.
  • Je demande une version simple avant de demander une version élégante.
  • Je vérifie le comportement réel, pas seulement la beauté du code.
  • Je corrige par petites touches, au lieu de relancer toute la génération.
Ce que je demande à Codex Ce que je vérifie moi-même
Créer une base de code simple et fonctionnelle. Que l’application démarre vraiment sans erreur.
Ajouter une fonctionnalité précise. Que le comportement correspond à mon besoin réel.
Corriger une erreur identifiée. Que la correction ne casse pas autre chose.
Proposer une amélioration de structure. Que le code reste lisible et maintenable.

Comment passer au mobile ?

Une fois que je sais faire générer, modifier et tester une petite app sans paniquer, là je peux passer au mobile. Pas avant. Sinon je vais juste empiler des écrans, des bugs et des prompts trop vagues, et Xcode va me rappeler assez vite que le mobile, ce n’est pas juste “une app web en plus petit”.

Le bon projet pour démarrer, c’est une petite app iOS en Swift. Par exemple une app de suivi d’habitudes, une liste de tâches intelligente, ou un journal personnel avec quelques écrans simples. Je peux demander à Codex de créer une première structure SwiftUI, d’ajouter un écran de détail, de corriger une erreur de compilation, puis de faire évoluer l’app à partir de consignes en langage naturel.

Le vibe coding, dans ce contexte, ce n’est pas de la magie. C’est une conversation structurée avec un assistant de code. Je décris ce que je veux, Codex propose du code, je teste, je corrige, je précise. Je garde le volant. C’est un peu comme travailler avec un développeur junior très rapide, mais qui a besoin d’un cadre clair.

Avec Xcode, le workflow devient plus concret. Je dois gérer l’interface, les états de l’app, les erreurs, la navigation, les données locales, et surtout les tests sur simulateur ou sur iPhone. Une vue qui compile, ce n’est pas forcément une vue agréable à utiliser. Un bouton peut être techniquement correct, mais placé au mauvais endroit. Codex peut accélérer la production, mais l’expérience utilisateur, c’est encore moi qui dois la sentir.

J’ai vu ça chez un client sur une app interne très simple. Codex allait vite pour créer les écrans, mais il fallait régulièrement reprendre la cohérence du code, les noms des composants et les parcours utilisateur. Sinon, au bout de deux jours, l’app devenait difficile à maintenir.

  • Crée une app iOS SwiftUI minimale avec un écran d’accueil et une liste d’éléments.
  • Ajoute un écran de détail accessible depuis chaque élément de la liste.
  • Corrige les erreurs de compilation Xcode sans modifier le comportement attendu.
  • Ajoute un état vide quand la liste ne contient aucun élément.
  • Ajoute un formulaire simple pour créer un nouvel élément.
  • Améliore l’interface pour qu’elle soit lisible sur iPhone SE et iPhone Pro Max.
  • Ajoute une persistance locale simple avec SwiftData ou UserDefaults.
  • Propose des tests unitaires pour vérifier la création et la suppression d’un élément.
  • Relis le code et signale les parties à simplifier avant d’ajouter une nouvelle fonctionnalité.

Peut on prototyper un produit en une semaine ?

Oui, on peut viser un prototype utilisable en une semaine avec OpenAI Codex, à condition de réduire le périmètre et d’accepter une logique d’itération rapide.

Je parle bien d’un prototype. Pas d’un produit prêt à encaisser 10 000 utilisateurs. Pas d’un business validé. L’idée, c’est de transformer une intuition en application web fonctionnelle, assez claire pour être testée par de vrais utilisateurs.

Sur un projet type startup IA, ça peut ressembler à ça : une interface web, une connexion à une API d’IA, une base de données simple, quelques écrans propres, un parcours utilisateur complet. Codex peut aider à générer les composants, écrire les appels API, corriger les bugs, améliorer les formulaires, créer les tests de base, refactorer du code sale et accélérer les boucles de feedback.

Le piège, je le vois souvent chez les équipes. Elles confondent vitesse de développement et clarté produit. Codex peut coder vite, oui. Mais si personne ne sait exactement quel problème on résout, on produit juste plus vite quelque chose de flou.

Pour garder le cap, je garde ces priorités sous les yeux :

  • Un seul cas d’usage principal, pas une plateforme complète.
  • Un parcours utilisateur testable, même s’il est imparfait.
  • Des données réalistes, parce qu’une démo vide ne prouve rien.
  • Des retours humains rapides, tous les jours si possible.
  • Une dette technique assumée, mais visible, pas cachée sous le tapis.

La différence est simple. Un prototype montre que l’expérience peut exister. Un MVP, ou Minimum Viable Product, teste si le marché y voit assez de valeur pour avancer. Un produit robuste tient la charge, la sécurité, les erreurs, les cas limites, le support client. Ce n’est pas le même niveau d’exigence.

Jour Objectif Rôle de Codex Point de contrôle humain
Jour 1 Cadrer le cas d’usage et les écrans clés. Proposer une structure d’application et les premiers composants. Valider que le problème est clair et assez étroit.
Jour 2 Créer le parcours principal. Coder les pages, formulaires et routes de base. Tester si le parcours se comprend sans explication.
Jour 3 Brancher l’IA et les données. Écrire les appels API, gérer les réponses et les erreurs simples. Vérifier la qualité des sorties IA.
Jour 4 Corriger les bugs bloquants. Diagnostiquer, patcher et simplifier le code. Décider ce qu’on corrige maintenant ou plus tard.
Jour 5 Améliorer l’interface. Rendre les écrans plus lisibles et cohérents. Observer les frictions utilisateur.
Jour 6 Préparer une vraie démo testable. Ajouter des tests simples et stabiliser le flux. Valider que la démo raconte quelque chose.
Jour 7 Tester, écouter, décider. Aider à intégrer les derniers ajustements. Décider si on jette, pivote ou construit un MVP.

Jusqu’où pousser le vibe coding ?

Je pousserais le vibe coding assez loin, oui. Jusqu’à des projets ludiques comme un jeu 2D, clairement. Mais pas sans garde-fous. Parce que dès qu’on sort du petit script utile, Codex peut aller vite, parfois trop vite, et produire un truc qui “tourne” sans vraiment être propre.

Un bon exemple, c’est un beat ’em up 2D avec Phaser. Phaser, c’est un framework JavaScript fait pour créer des jeux dans le navigateur. On peut générer les décors, les personnages et quelques sprites avec des outils d’images IA, puis demander à Codex d’assembler tout ça dans une vraie logique de jeu.

Ce qui est intéressant, c’est que Codex peut aider sur des parties très concrètes :

  • Créer le mouvement du personnage avec les touches du clavier.
  • Ajouter une attaque au corps à corps avec une zone de collision.
  • Créer un ennemi qui avance vers le joueur.
  • Gérer les collisions entre le joueur, les ennemis et le décor.
  • Brancher une animation quand le personnage marche, frappe ou prend un coup.
  • Intégrer des assets visuels générés ailleurs, comme des sprites ou un background.

Ce type de projet est parfait pour apprendre parce qu’on voit tout de suite si ça marche. Le personnage bouge ou il ne bouge pas. L’ennemi touche ou il ne touche pas. L’animation est fluide ou elle est ridicule. Il n’y a pas besoin d’un long débat technique pour sentir que quelque chose cloche.

Et justement, le jeu révèle très vite les limites des prompts flous. Si je demande “fais-moi un bon système de combat”, Codex va improviser. Si je demande “ajoute une attaque avec la touche E, une hitbox active pendant 200 millisecondes devant le joueur, et retire 10 points de vie à l’ennemi touché”, là on commence à travailler correctement.

Les bonnes demandes ressemblent plutôt à ça : “corrige la collision qui reste active après l’attaque”, “ajuste la vitesse de déplacement”, “ajoute un cooldown entre deux coups”, “déclenche cette animation seulement quand le joueur attaque”. C’est précis, observable, testable.

Ce que Codex peut produire Ce que je dois tester visuellement
Mouvement du joueur, clavier, vitesse, direction. Est-ce que le personnage répond bien et ne glisse pas bizarrement.
Ennemis simples, poursuite, points de vie, dégâts. Est-ce que le comportement paraît logique à l’écran.
Collisions, hitbox, attaques, cooldown. Est-ce que les coups touchent au bon moment et au bon endroit.
Animations et intégration des sprites. Est-ce que les visuels s’enchaînent proprement sans casser le rythme.

Quand viser le full stack ?

Je vise le full stack quand j’accepte de gérer plusieurs couches en même temps, pas seulement un bel écran qui marche en local. C’est là que le projet devient vraiment formateur, mais aussi plus fragile. On ne parle plus juste d’interface, on parle de données, d’utilisateurs, de permissions, de paiement, d’erreurs réseau, de vrais cas tordus.

Un bon exemple, c’est un clone simplifié d’Airbnb avec Expo, React Native, Supabase et Stripe. Expo permet de créer l’app mobile plus vite. React Native sert à construire les écrans. Supabase gère l’authentification, la base de données et une partie du backend. Stripe prend en charge le paiement, avec toute la prudence que ça demande.

Dans ce genre de projet, je dois coordonner plusieurs blocs qui dépendent les uns des autres :

  • Les écrans mobiles : liste des logements, détail d’un logement, favoris, réservation, profil utilisateur.
  • L’authentification : inscription, connexion, session active, utilisateur propriétaire ou voyageur.
  • La base de données : logements, photos, disponibilités, réservations, paiements, utilisateurs.
  • Le backend : règles métier, vérification des dates, calcul du prix, création d’une réservation.
  • Le paiement : création d’une session Stripe, retour de paiement, statut confirmé ou échoué.

Codex est très utile ici. Je peux lui demander d’assembler les écrans, de générer les requêtes Supabase, de corriger un bug d’état React Native, de proposer une structure de tables ou de brancher un flux Stripe de base. Franchement, sur un projet client, c’est souvent là que je gagne le plus de temps. Pas parce que Codex “fait tout”, mais parce qu’il m’évite de rester bloqué sur les raccords entre les briques.

Mais je ne laisse jamais Codex décider seul sur la sécurité, les données ou le paiement. Les règles d’accès Supabase, les clés API, les webhooks Stripe, la validation côté serveur, tout ça demande une vraie relecture. Une erreur ici, ce n’est pas juste un bouton mal aligné. C’est potentiellement une fuite de données ou un paiement mal enregistré.

Le bon parcours, à mon avis, c’est de monter progressivement. Je commence par une petite app simple. Puis je passe au mobile. Puis au prototype un peu plus sérieux. Puis aux projets créatifs pour apprendre à manipuler des interfaces plus libres. Et seulement après, je vais vers le full stack. Là, Codex devient un vrai copilote, mais je garde les mains sur le volant.

Type de projet Niveau de difficulté Bénéfice pédagogique Risque principal
Petite app Faible Comprendre la logique, les composants, les états simples Rester trop superficiel
App mobile Moyen Apprendre les écrans, la navigation, l’expérience utilisateur Sous-estimer les contraintes mobile
Prototype Moyen Tester vite une idée produit avec des données réalistes Confondre prototype et produit prêt à vendre
Projet créatif Moyen à élevé Explorer des interfaces, de l’IA, des usages plus originaux Partir dans tous les sens
Full stack Élevé Comprendre toute la chaîne, du mobile au paiement Négliger la sécurité, les données et les paiements

Alors on commence par quel projet ?

Je commencerais simple. Une petite app pour comprendre le dialogue avec OpenAI Codex, puis un projet mobile, un prototype business, un jeu 2D, et seulement après un vrai projet full stack. Le fil rouge reste le même. Je décris clairement ce que je veux, je laisse Codex proposer, je relis, je teste, je corrige. Codex accélère beaucoup de choses, mais il ne remplace pas le jugement technique. Le vrai bénéfice pour vous, c’est d’apprendre à transformer une idée en code testable plus vite, sans perdre le contrôle du produit.

FAQ

  • OpenAI Codex sert à quoi concrètement ?
    OpenAI Codex sert à générer, modifier et expliquer du code à partir d’instructions en langage naturel. Je l’utilise comme un assistant de développement. Je lui donne un objectif, il propose du code, puis je teste et j’itère. Le point important, c’est qu’il aide à avancer plus vite, mais il ne remplace pas la relecture humaine.
  • Quel est le meilleur premier projet avec OpenAI Codex ?
    Le meilleur premier projet, c’est une petite application simple avec une fonctionnalité claire. Pas besoin de viser une plateforme complète. L’objectif, c’est de comprendre le workflow de base avec Codex, décrire, générer, tester, corriger. Une fois ce réflexe acquis, les projets mobile, jeu ou full stack deviennent beaucoup plus faciles à piloter.
  • Est-ce que Codex peut créer une application mobile ?
    Oui, Codex peut aider à créer une application mobile, notamment en générant des écrans, des composants, des corrections et des améliorations à partir de consignes précises. Sur mobile, je reste vigilant sur l’expérience utilisateur, les états de l’interface, les erreurs et les tests dans l’environnement de développement.
  • Peut-on créer un prototype business en une semaine avec Codex ?
    On peut créer un prototype utilisable en une semaine si le périmètre est bien cadré. Codex peut accélérer la création de fonctionnalités, les corrections de bugs et les itérations. Par contre, ça ne veut pas dire que le produit est prêt pour la production. Un prototype sert surtout à tester une idée et à apprendre vite.
  • Codex est-il fiable pour un projet full stack ?
    Codex peut aider sur un projet full stack, par exemple avec une app mobile, une base de données, une authentification et un flux de paiement. Mais plus le projet touche aux données, à la sécurité ou au paiement, plus la relecture est critique. Je l’utilise comme un partenaire de codage, pas comme une garantie automatique de qualité.

 

 

A propos de l’auteur

Je suis Franck Scandolera, expert et formateur en tracking avancé server-side, Analytics Engineering, automatisation No/Low Code avec n8n, intégration de l’IA en entreprise et SEO/GEO. Avec mon agence webAnalyste et mon organisme Formations Analytics, j’accompagne des équipes comme Logis Hôtel, Yelloh Village, BazarChic, la Fédération Française de Football ou Texdecor. Si vous voulez intégrer l’IA et l’automatisation dans vos workflows sans partir dans tous les sens, contactez-moi.

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